Site archéologique de Carthage

Le site archéologique de Carthage est un site dispersé dans la ville actuelle de Carthage (Tunisie) et classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
Il est dominé par la colline de Byrsa qui était le centre de la cité punique. Aujourd’hui, il se distingue par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Louis édifiée, à la fin du xixe siècle, à l’emplacement présumé de la sépulture du roi Louis IX de France (saint Louis) qui y mourut au cours de la huitième croisade. À proximité de la cathédrale, en face de cette tombe vide dont les restes ont été rapatriés en France, se trouvent les vestiges du plus important quartier de la ville. Il n’en subsiste que quelques fondations et quelques fragments de colonnes, mais on peut y mesurer la puissance qui émanait alors de la cité : dimensions immenses, grands espaces, vues panoramiques et organisation des rues.

Histoire antique du site

Sur les premiers occupants, le substrat de population lybico-numide, on ne dispose que de peu d’informations. L’archéologie est muette à ce propos, les seules mentions disponibles étant les textes antiques d’Appien (Libyca, ) et Justin (Abrégé des histoires philippiques, XVIII).
Pendant plus d’un millénaire, la cité de Carthage se place au premier plan de l’histoire en tant que carrefour de civilisations, du fait de sa situation géographique.

 

640px maison punique byrsaMaison punique de Byrsa

By Pradigue (Propre travail) CC BY-SA 3.0-via Wikimedia Commons

640px el carthago01Villa de la volière.

By elian (Propre travail) CC BY-SA  via Wikimedia Commons

Tunisie carthage ruines 08Quartier des villas romaines avec la villa au cryptoportique à droite

by Patrick Giraud-CC BY-SA  via Wikimedia Commons 

 

 

 

Carthage romaine

Caius Sempronius Gracchus, tribun de la plèbe en 123 av. J.-C., s’efforce en 122 av. J.-C. d’établir une colonie d’anciens vétérans, tentative sans lendemain — le souvenir de la vieille rivale était vivace moins d’un quart de siècle après sa destruction —, mais dont il demeure des traces archéologiques dans la campagne carthaginoise, particulièrement les centuriations. La volonté d’installer des vétérans refait surface avec Jules César, mais ce projet reste à nouveau sans suite, du fait de l’assassinat de César aux Ides de Mars en 44 av. J.-C.. La renaissance de la cité sera l’œuvre d’Auguste, qui la refonde en 29 av. J.-C. et la renomme Colonia Iulia Concordia Carthago : au nom ancien sont apposées sa propre famille — les Julii — et la concorde tant désirée après les affres des guerres civiles qui ont agité Rome dans le dernier siècle avant J.-C.

640px tunisie carthage ruines 01Aperçu d’une partie du quartier dit des villas romaines

Carthage chrétienne

Mosaïque des quatre évangélistes du musée national de Carthage trouvée dans une villa du vicus castrorum
Dans un espace ouvert sur l’extérieur comme l’est alors Carthage — le port est notamment relié aux grandes cités d’Alexandrie et d’Antioche qui constituent deux grands centres d’évangélisation —, le christianisme s’est développé précocement dans le sillage des importantes communautés juives implantées dans la cité. À la fin du ier siècle, colons, commerçants et soldats comptent aussi parmi les agents de propagation du christianismeet la nouvelle religion progresse rapidement dans la province, en dépit des persécutions sporadiques dont elle fait l’objet, les premiers martyrs étant attestés dès le 17 juillet 1801.
La cité devient ainsi l’un des foyers essentiels de diffusion de la nouvelle foi et les affrontements religieux y sont violents avec les païens. Carthage et la province d’Afrique sont vite considérées comme le phare du christianisme latin occidental18 ; Tertullien est l’un des premiers auteurs chrétiens de langue latine. Saint Cyprien, son premier évêque, est martyrisé le 14 septembre 258, à une époque où la nouvelle religion est déjà largement répandue dans la société. Cette expansion ne va pas sans heurts, en particulier lors du schisme donatiste — conséquence des rivalités de prélats avides d’occuper le siège du primat d’Afrique — qui est condamné de façon définitive au concile de Carthage ouvert le 1er juin 411 et organisé par son plus ardent contradicteur en la personne de l’évêque Augustin d'Hippone.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_arch%C3%A9ologique_de_Carthage

 

Date de dernière mise à jour : 05/07/2021